Critique de la modernité

Critique de la modernité

Sommaire

  • Première partie
    • Les déséquilibres du Yin et du Yang
    • Comment suivre Yin Yang?
  • Deuxième partie
    • Une nourriture déséquilibrée
    • Les déséquilibres des Cinq Eléments
    • Une compréhension du corps humain discrète et superficielle
  • Troisième partie
    • L’invasion des toxiques cachés
    • La pollution de l’eau et de la terre: une invasion toxique
    • La médecine, c’est 30% de poison
  • Quatrième partie
    • Les cinq sentiments
    • Bonheur hédoniste ou eudémoniste
    • Ce qu'on ne voit pas
    • Comment suivre le Tao?

Première partie

Aussi avancés que nous le croyons aujourd’hui, si nous considérons avec attention les phénomènes inconnus à la lumière des découvertes archéologiques, nous pouvons conclure que la recherche scientifique moderne n’est qu’une des nombreuses voies d’exploration possibles ouvertes à l’humanité. Malgré qu’elle ne soit qu’une voie parmi d’autres, elle influence trop fortement les gens, en ne se fondant que sur des éléments tangibles et visibles.
Même si de nombreuses découvertes ont démontré que d’autres civilisations préhistoriques ont existé, nous (occidentaux) croyons que nous sommes la seule civilisation humaine qui n’ait jamais existé. L’environnement et l’univers dans lequel nous vivons ont été explorés et compris par d’autres méthodes elles aussi scientifiques, mais complètement différentes de celles que nous connaissons.
Le véritable raisonnement scientifique est de ne pas rejeter obstinément le potentiel de ces autres méthodes, et de ne pas nous laisser dominer par des émotions inappropriées comme la peur de l’inconnu. Si nous brisons les paradigmes appris dès la naissance, ainsi que nos conceptions étroites et nos conditionnements, nous construirions certainement une science plus évoluée.
Le constat est que la science moderne donne aux gens du plaisir immédiat au prix de la pollution de l’environnement et de l’intoxication de nos corps. De même la société moderne enseigne aux gens la lutte pour acquérir des biens matériels, la course vers leur propre jouissance en contre partie de quoi les êtres humains croulent sous un nombre croissant de maladies modernes. Comment résoudre ce problème ? C’est seulement en laissant tomber notre attachement à la science moderne et à la civilisation moderne que nous seront capables de comprendre et de résoudre le problème.

Les déséquilibres du Yin et du Yang

La culture chinoise ancestrale croyait que les interactions entre yin et yang avaient créé l’univers et toute la matière.
Le mouvement de l’univers (y compris celui de la matière) suit une loi de génération mutuelle et d’équilibre entre yin et yang. Le corps humain est un univers, en petit. Il est aussi lié à l’univers tout entier, même s’il dispose de son propre modèle interne. On dit « l’homme appartient à l’univers et lui correspond ».
Les anciens avaient de nombreux dictons destinés à instruire les gens sur les relations qui lient le fonctionnement de leur vie aux changements des saisons. Voici quelques-uns de ces proverbes :
La vie se doit d’être ordonnée et en harmonie avec les changements du yin et du yang à chaque instant. Qu’en est-il de ces personnes qui se déshabillent à la moindre chaleur, le printemps venu ? Qu’en est-il de ceux qui boivent et mangent glacé, en été ?
Les anciens disaient aussi que pour recueillir le Qi du Yang (de l’univers), une personne doit être active à l’extérieur pendant la journée. Le Qi apparaît avec le soleil qui se lève le matin. Il est à son apogée à midi et décline dans l’après-midi.
La porte du Qi se ferme à la tombée de la nuit. Ainsi on ne devrait pas être actif et perturber « les tendons et les os » après le coucher du soleil. Si l’on inverse ce calendrier, le corps humain souffrira.
Qu’est-il de ceux qui travaillent cloitrés dans des bureaux toute la journée ? Qu’en est-il de ceux qui vont faire du sport ou de la musculation le soir « parce que je n’ai d’autres moments » ?
Il est évident que si les activités d’une personne sont opposées aux saisons, au Yin et au Yang de la journée, le corps humain sera perturbé. Le résultat est un déséquilibre du Qi et du Sang qui peut provoquer la maladie. Les joies et autres plaisirs de la vie nocturne, ne sont-ils pas en disharmonie avec l’équilibre yin yang de l’univers ?
Les anciens disaient que nombre de maladies survenaient à cause d’une trop grande inactivité matinale, une somnolence en journée, l’excitation l’après midi et une reprise d’activité la nuit.
Autrement dit, les symptômes que certaines personnes présentent sont liés aux déséquilibres du yin et du yang. De nombreuses personnes ont ressenti ce phénomène, ce qui est aussi confirmé par la médecine moderne.
Les anciens connaissant le Dao, suivaient le Yin et le Yang, et respectaient ses lois.

Comment suivre Yin Yang?

Ils restreignaient leurs habitudes alimentaires, se levaient et se couchaient à heures régulières et n’étaient jamais stressés dans leur travail. Ils vivaient leur vie jusqu’au terme de leur destinée et vivaient fréquemment au-delà de 100 ans. Vivre vieux en restant épargné par les infirmités physiques ou mentales est moins une question de gènes que de mode de vie. Ce qui est décisif, c’est plutôt de bien traiter son corps. Respectant des traditions séculaires, les habitants d’Okinawa par ex., et les plus vieux notamment, vivent selon des principes reconnus aujourd’hui comme les meilleures recettes contre la sénilité et la confusion mentale, à savoir qu’ils se maintiennent en forme physique et mentale par un exercice régulier, et en plus de manger des aliments sains, par une ancienne sagesse japonaise appelée « hara hachi bu ». Nous y reviendrons plus tard.
Pour les gens modernes, c’est une autre affaire. Ils boivent de l’alcool et se livrent à des activités anormales. Quand ils sont ivres, ils épuisent leur énergie vitale.
Les gens ne savent pas comment préserver leur énergie vitale et n’organisent pas suffisamment leur temps pour préserver cette énergie. Pour beaucoup, seul compte la satisfaction de leurs plaisirs personnels. Ils ont des hauts et des bas et leur comportement est erratique. C’est pourquoi de nombreuses personnes commencent à faiblir dès leurs cinquante ans.
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Deuxième partie

Une nourriture déséquilibrée

Aujourd’hui, c’est à la mode d’avoir une alimentation dite « équilibrée », mais la nourriture que les gens consomment est déjà déséquilibrée. Par exemple, les anciens parlaient des cinq céréales : blé, sorgho, mil, riz et haricots. Combien de personnes aujourd’hui sont capables de se procurer ces cinq graines ? En fait, les cinq saveurs mentionnées par les anciens (acide, amer, doux, piquant et salé) étaient un concept de base pour la science nutritionnelle de l’époque. Ces concepts sont beaucoup plus larges que ceux de la science nutritionnelle actuelle.
Pour celle-ci, il y a plus de vingt éléments nutritifs, de nombreuses vitamines, oligo-éléments, protéines, calcium, phosphate, et ainsi de suite. Mais en réalité, la vie dans l’univers n’est pas limitée à ces composants et n’est pas aussi simple que ce qu’en cerne la science moderne.
Les nutritionnistes et diététiciens d’aujourd’hui constatent qu’il existe de nombreux facteurs nutritionnels inconnus. On croit qu’un certain nombre de symptômes physiques sont causés par une alimentation déséquilibrée. Mais le simple fait de compléter son alimentation avec certains nutriments tels que le calcium, le zinc, ou assimilés, ne peut pas les guérir.

Les déséquilibres des Cinq Eléments

Les anciens percevaient le corps humain comme un univers. Du point de vue macroscopique, nous pouvons comprendre et traiter le corps humain selon les principes du yin, du yang, et des cinq éléments. Les Cinq éléments se disent Wu Xing : «Wu» désigne les cinq sortes de matières: bois, feu, terre, métal et eau; «Xing» signifie leur mouvement et leur changement. Ces cinq matières sont les éléments de base indispensables pour constituer le monde, et au cours de leur mouvement et de leur changement incessants, se forme une relation de production et de restriction mutuelles entre eux.
Les phénomènes physiques de notre corps peuvent être expliqués sur la base des mouvements du Qi, du sang et des canaux d’énergie (appelés improprement « méridiens »), ainsi que sur l’interaction entre les cinq éléments et l’équilibre du yin et du yang.
Les traitements médicaux de l’époque ne ciblaient pas des phénomènes superficiels, mais plutôt les mécanismes très profonds du corps humain. C’est véritablement scientifique.

Une compréhension du corps humain discrète et superficielle

La science médicale moderne sait que le corps humain est un système très complexe, mais elle n’en étudie que sa surface et les phénomènes associés. Sa compréhension du corps humain est discrète et superficielle i.e. limitée à la matérialité observable. Ses traitements sont également très directs et peu profonds. Mais parce qu’elle s’adresse à la surface, ses effets sont visibles sur la surface et facilement acceptés par les gens. La conséquence est qu’elle ne peut pas guérir les causes profondes des maladies.
Dans la société moderne, tout se concentre sur la productivité et l’efficacité à court terme, incluant l’impossibilité que les plantes se reproduisent. Dans l’agriculture, les cultures et le bétail sont tous deux produits de façon intensive. Sans compter que l’hybridation fait que ceux-ci ont un cycle de vie généralement court et une croissance très rapide (comme le poulet), voire n’ont plus de Jing « essence ».
Du point de vue traditionnel, à cause de leur croissance accélérée, les cultures et le bétail n’ont pas reçu assez d’« essence du ciel et de la terre », i.e. de soleil et de nutriments (sans parler du « hors sol » !). Si vous analysez leur teneur en protéines et en énergie, vous trouverez peut-être qu’ils ne sont pas si faibles (c’est la matérialité). Et pourtant leurs cinq saveurs sont en déséquilibre et l’essence est appauvrie. Lorsque les gens consomment de tels aliments, ils vont subir un déséquilibre des «cinq saveurs» et ne pas être « nourris ».
Les cultures et le bétail produits industriellement sont tous altérés. La croissance accélérée, pour plus de profit, va faire décliner d’autres propriétés et dégrader la nutrition. Ainsi, le niveau nutritionnel et la qualité globale d’une telle nourriture ne peuvent jamais correspondre à ceux de la nourriture produite naturellement. Plus le cycle de la production de masse continuera, plus les différences s’accroitront.
De même, le ginseng de culture ne peut jamais être comparé au ginseng sauvage. Si les gens continuent à manger des aliments artificiellement fabriqués, quelles seront les conséquences pour leur corps ?
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Troisième partie

L’invasion des toxiques cachés

Il y a autant de maladies que d’étoiles dans le ciel : cela en fait un nombre incommensurable. Il y a des « étoiles maladies » qui n’existent plus et d’autres qui apparaissent.
A travers les théories de Yin / Yang et des cinq éléments, la médecine chinoise ancienne (MTC) permet d’englober toutes les maladies. Quelle qu’elle soit, elle entre d’emblée dans certaines approches de l’étude classique de la MTC. Les maladies épidémiques et contagieuses relèvent de Wen Yi Bing, i.e. les maladies contagieuses de type tiédeur qui amènent une déficience extrême d’où le nom par exemple du Syndrome d’Immuno-Déficience Acquise. Cela engendre un état extrême de déficience et consomption et peut durer des dizaines d’années. On peut distinguer les maladies contagieuses à évolution rapide et grave comme Ébola et celles à évolution longue.
Il existe des agents pathogènes cachés qui amènent déficience et consomption, avec des périodes de latence longue avant que la maladie ne se déclare. En dehors des seuls éléments « naturels » qui existaient dans les temps anciens, l’homme en a ajouté.

La pollution de l’eau et de la terre: une invasion toxique

L'habitat et l'environnement peut produire des émanations, notamment dans les grottes, les forêts luxuriantes, les lacs, les arbres, le mucus des plantes, les animaux morts mais aussi la poussière de carrières, de menuiseries, de mines, d’amiante etc. ou les gaz industriels, automobiles, tabac…
Avec l’avènement de la révolution industrielle, les êtres humains ont accéléré la destruction de l’harmonie de l’environnement. Les forages et l’utilisation du pétrole ont sérieusement pollué et détruit notre planète. On appelle Du Zu ces substances toxiques.
On dit qu’il faut ventiler l'air des habitations, éliminer les fumées (tabac, foyer), éliminer les parfums artificiels (aérosols, diffuseurs électriques ou calorifiques), animer l'air pour qu'il ne soit pas stagnant. Cela n’empêche pas les Du Zu de l'air de pénétrer les plaies, les muqueuses respiratoires, la peau (qui représente 30% de la capacité respiratoire).
Dans les temps anciens, les gens stockaient leurs produits dans des cuves en terre ou des conteneurs en bois, des paniers en saule et en bambou. Les cuves moulées au four étaient fabriquées à partir d’argile et ne polluaient pas la nature. Bois, saules et bambous ne polluent pas l’environnement car ils poussent naturellement et peuvent retourner à la terre quand ils ne sont plus utilisés.
Mais aujourd’hui, les produits en matière plastique sont très populaires. Les boîtes en plastique, les sacs d’emballages issus de la chimie industrielle se décomposent difficilement. Les résidus d’huile usagée des moteurs, les produits pétroliers, ainsi que les détergents polluent l’environnement naturel, puisqu’ils ne se décomposent pas naturellement. Ils ne s’inscrivent pas dans le cycle naturel de la vie.
Ces produits chimiques polluent gravement l’eau, la terre et l’air. L’homme, les animaux et les plantes absorbent les polluants. En outre, l’homme abat des arbres et transforme les plantes et endommage gravement son milieu de vie. Par conséquent, les animaux et d’innombrables espèces végétales disparaissent de la terre, à une vitesse stupéfiante.
Certes les grands animaux et les êtres humains sont capables de s’adapter à un environnement pollué. Toutefois ils restent incapables de percevoir les changements qui s’opèrent en eux-mêmes, et ne s’aperçoivent que tardivement que les poisons qu’ils ont ingérés peuvent être toxiques. Et parmi ces poisons on trouve la chimie médicamenteuse.
Les tests scientifiques ont permis d’observer certaines de ces modifications, même si l’essentiel de ces changements reste hors de portée des outils scientifiques actuels. Peu de personnes réalisent les effets dévastateurs des produits chimiques étrangers dans leur corps et la manière dont ces derniers les affectent.
Il est cependant une certitude : l’utilisation quotidienne de produits chimiques que nous croyons être bénéfiques, aura sur le long terme, un effet nocif sur l’environnement et notre corps humain. A l’heure actuelle, nous ignorons tout simplement tous les effets nocifs de ces produits. Et ceux qui sont connus sont minimisés.

La médecine, c’est 30% de poison

Un proverbe chinois révèle que les traitements médicaux sont toxiques à 30%. Il est clairement reconnu que certaines combinaisons chimiques de médicaments ont des effets nocifs à long terme sur le corps.
La médecine ancienne classait aussi les médicaments en :
1)    Shang Pin?? : Produits de classe supérieure : produits non toxiques, qui traitent plutôt les syndromes de déficience, qu’on peut prendre sur longue période, même à forte dose sans aucune atteinte à l’organisme.
2)    Zhong Pin?? : Produits de classe moyenne : peu ou pas toxiques, à limiter dans le temps, généralement des toniques qui traitent la déficience.
3)    Xia pin?? : Produits de classe inférieure : toxiques, à utilisation très limitée dans le temps, chassent le froid ou la chaleur, purgent ou enlèvent les stases.
Les produits médicinaux étaient préparés et/ou combinés pour en réduire ou inhiber les effets toxiques. Maintenant on vous dit qu’il faut prendre tel médicament toute votre vie et qu’un médicament a forcément des effets secondaires !
Les gens consomment aussi de la nourriture qui contient de grandes quantités de résidus provenant des engrais, des produits chimiques agricoles et des hormones. Ne sont-ils pas nocifs pour le corps?
Il est très difficile pour la nature d’accepter, de décomposer et d’absorber des produits artificiellement fabriqués. Ces choses-là commencent à s’accumuler dans la nature et non seulement elles nuisent en permanence à l’organisme humain, mais aussi à tout notre milieu de vie.
Cette pollution à grande échelle est responsable de beaucoup de maladies.
Pour la médecine ancienne, une telle situation est considérée comme une invasion toxique.
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Quatrième partie

Selon un vieux proverbe chinois: «Fureur et rage violentes nuisent au Yin, la joie soudaine et excessive est dommageable au Yang ».

Les cinq sentiments

Du point de vue de la médecine traditionnelle chinoise, le cœur est sensible à la joie, le foie à la colère, les poumons à la tristesse et à l'angoisse, la rate aux pensées et les reins à la peur.
Ces cinq «symptômes» sont les réactions respectives des cinq organes aux diverses émotions que nous vivons. Lorsque les réactions émotives sont fortes, cela peut être dangereux pour l’énergie vitale et la circulation sanguine et cela aura des conséquences graves pour le corps.
La médecine moderne a aussi découvert que les changements incessants de l’humeur d'une personne provoquent des changements du système endocrinien, qui pouvaient entraîner de graves effets indésirables. Ainsi les humeurs excessives causent des dommages aux organes internes.
Beaucoup de gens aujourd'hui, contrairement à nos ancêtres, ont un esprit de compétition extrême, sont jaloux, tendus et déprimés. Certains très ambitieux ont peu de maîtrise de soi et sont vindicatifs. Nos contemporains sont des inquiets chroniques dès qu'il s'agit de perte ou de gain, affectant négativement leur psychisme. Ces sentiments malsains provoquent des troubles du système endocrinien et entraîneront, sans exception, des maladies.

Bonheur hédoniste ou eudémoniste

Mais on ne peut s’arrêter à l’excès des humeurs. Si nous avons plein de ressentiments, nous chercherons continuellement à prendre le dessus dans toutes les situations, quitte à nuire à ceux qui nous entourent et à long terme, à nuire à la société.
Aujourd'hui, les faits et gestes des gens portent préjudice à l'autre, engendrant d'innombrables actes générateurs de « karma ». Dans le bouddhisme, toutes les actions humaines entraînent un bon ou un mauvais karma. Les avantages et les malheurs de la vie comme la richesse ou la maladie, proviennent du bon ou du mauvais karma accumulé.
Une approche génomique d’une étude faite à l’université de Caroline du Nord à Chapel Hill suggère même que toutes les joies ne se valent pas.
Il existe deux sortes de joie : hédoniste (sensible et immédiate) et eudémoniste (issue de la connaissance et de la cohérence entre soi et le monde). Chacune entraîne une réponse cellulaire différente, selon cette étude menée par Barbara L. Fredrickson, professeur de psychologie. Elle explique qu’un bonheur eudémoniste lié à un objectif de réalisation personnelle et qui donne un sens noble à la vie aura des bénéfices pour la santé de nos cellules, alors que la recherche d’un bonheur hédoniste (immédiat) peut avoir des effets négatifs. Et cela en dépit du bien-être éprouvé.
Les chercheurs ont conclu au fait que « des plaisirs simples ne nous suffiraient donc pas », alors que des actions qui permettent de renforcer nos capacités et d’élargir notre conscience nous seraient physiquement bénéfiques.
Les gens d'aujourd'hui influencés par la science moderne font tout pour un gain personnel immédiat avec très peu de considération pour les conséquences. Les gens nuisent inconsidérément à autrui et obtiennent ainsi du mauvais « karma ». Ils ignorent que le mauvais karma est la racine de toutes les maladies, des souffrances et des tribulations. En agissant de façon eudémoniste, i.e. en élargissant nos actions aux autres, nous produisons du bon karma.
Ces choses sont exprimées dans de nombreux livres anciens. Sun Simiao, grand médecin chinois, soulignait dans son livre «Prescriptions précieuses pour les situations d'urgence» que les médecins sont nécessaires parce que les gens tombent malades, en raison de leur comportement et de leur esprit égaré. Les gens sont têtus et sont limités par leur propre conception. Ils sont incapables de reconnaître leurs erreurs et de se défaire de leurs idées préconçues. Même malades, ils ne sont pas disposés à améliorer leur moralité.

Ce qu'on ne voit pas

L'œil nu ne peut pas voir tout l'univers. Les autres dimensions que les êtres humains ne peuvent pas voir sont nombreuses. Les canaux d'énergie principaux et secondaires, ainsi que les points d'acupuncture de la médecine traditionnelle chinoise, n'existent pas dans le corps de cette dimension. Donc, les outils modernes ne peuvent pas les trouver. Et pourtant, ils existent vraiment.
Un sage de l'antiquité dévoilait ceci: «le principe fondamental de l'univers est le principe du Yin et du Yang. C'est la Loi de la création. C'est la racine et la source de la vie et de la mort. Afin de traiter et de guérir les maladies, on doit revenir à ce qui est fondamental.»
La vie des gens modernes a dévié du Yin et du Yang et perturbe les cinq éléments. Par égoïsme, les gens ne reculent devant rien, ils s'abaissent plus bas que terre et commettent toutes sortes de crimes. Une telle conduite entraîne des maladies qui sont difficiles, voire impossibles à soigner.
Dans l'Antiquité, les sages enseignaient qu'il faillait fuir les influences nuisibles et les vents mauvais, en particulier à certaines périodes.
Ils s'évertuaient à se maîtriser à force de volonté et ils avaient peu de désirs. Vivants en paix, ils n'étaient pas assaillis de peurs. Durs au labeur, ils n’étaient pourtant pas las. Leur esprit était serein. Ils vivaient en harmonie avec leur environnement et suivaient les lois du ciel. Ils étaient satisfaits et leurs aspirations étaient comblées. Leur nourriture était délicieuse et leurs habillements impeccables.
Leur vie était heureuse. Leurs cœurs déjouaient l'appel illusoire de la fortune et du mal.
Ils vivaient sans peurs, en harmonie avec le Tao. Pendant leur longue vie, parfois plus de 100 ans, ils étaient toujours actifs et sans être handicapés. Leur vertu était exemplaire.

Comment suivre le Tao?

En se conformant à la loi de la nature, en ayant une vie morale, saine et en se cultivant soi-même. Faisons comme les enfants de 6 ou 7 ans qui préfèrent jouer avec la terre, le sable, ou des choses simples qu’ils trouvent dans leur environnement.
Les êtres humains, par leur comportement ont dévié du Yin et du Yang, et entravent le fonctionnement harmonieux des cinq éléments.
Toutefois, le désir inné de revenir à leur origine, leur vrai moi est encore présent en eux. Autrement dit, il est temps pour les gens de revenir à leur vraie nature et de se mettre en harmonie avec l'environnement.
Si la société continue à ignorer sa véritable nature, la survie de l'homme sera en péril. Le chemin de retour, à sa véritable nature, deviendra de plus en plus étroit.
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雷宓谐 Michel MARTORELL